Achat d’une première maison : l’épargne est plus importante que jamais

À l’automne 1997, je suis retournée habiter chez mes parents. Je vivais seule depuis l’âge de 23 ans : j’allais à l’université, j’enseignais et j’avais séjourné à l’étranger. Je suis revenue à la maison au moment où je réfléchissais à ma carrière. Même si mes parents me facilitaient la vie, ce n’était pas la situation idéale. Comme beaucoup de jeunes de 25 à 35 ans, j’aspirais à devenir propriétaire.

J’ai échafaudé un projet et me suis mise à la recherche d’une maison au printemps 1998. J’ai acheté un charmant bungalow de 560 pi2, construit en 1923; il avait bien besoin de quelques améliorations cosmétiques, mais il était solide. Je l’ai payé 37 000 $ – puisque je n’avais pas d’économies, j’ai utilisé les 2 000 $ de mon remboursement d’impôt de l’année précédente comme mise de fonds.

Les choses ont changé au Manitoba

  2000 2020
Prix moyen d’une maison 87 000 $ 304 150 $
Instruments d’épargne possibles Compte d’épargne, CPG à court terme CELI, compte d’épargne, CPG à court terme
Régime d’accession à la propriété Oui Oui
Incitatifs à l’achat d’une propriété Non Oui
Taux hypothécaires

(Taux fixe à 5 ans, Banque du Canada)

7,75 % 4,79 %
Mise de fonds requise 25 % Minimum de 5 %; si moins de 20 %, assurance prêt hypothécaire obligatoire

Selon une enquête récente menée par l’Office des services financiers du Manitoba, les Manitobains âgés de 25 à 34 ans continuent de manifester un grand intérêt pour l’accession à la propriété. La majorité utilise le CELI comme instrument d’épargne, et environ la moitié d’entre eux ont réussi à épargner durant la période de COVID. La plupart estiment qu’il leur faudra en moyenne 40 000 $ comme mise de fonds, mais qu’ils devront augmenter ce montant si le prix de la maison est égal ou supérieur au prix moyen et s’ils souhaitent éviter l’assurance prêt hypothécaire.

Mais certaines choses n’ont pas changé en vingt ans. Les jeunes d’aujourd’hui ne font pas de planification financière ciblée. La plupart n’ont pas de budget et, s’ils en ont un, seule la moitié d’entre eux le respectent. Par ailleurs, ils indiquent comme obstacles à l’épargne les dépenses excessives, le fait de ne pas savoir où obtenir le meilleur rendement des investissements (ils ne prennent donc pas la peine d’investir) et les dépenses imprévues ou la perte de revenu.

Je me considère comme très chanceuse, car les choses auraient pu mal tourner pour moi. Je n’avais pas vraiment de plan, je n’avais pas accumulé de mise de fonds. Je n’avais pas tenu compte des imprévus ni de la possibilité d’une perte de revenu. Ainsi, même si cela fait une bonne histoire à raconter, je ne conseillerais jamais à quiconque de suivre mes traces.

Voilà un beau cas du « faites ce que je dis, pas ce que je fais »!

– Ainsley Cunningham
Créatrice et coordonnatrice de projet, FinancesAvisées Manitoba
Directrice, Éducation et communications, Office des services financiers du Manitoba

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